id Guadaloupe: quelques idées rapides sur le miracle de Guadaloupe (Mexique). Le miracle permanent de l'image de Guadalupe, et de ses yeux. Les apparitions de Guadalupe.
GUADALOUPE (Mexique)
  • A. Le miracle permanent de l'image de Guadaloupe.
  • B. Les apparitions de Guadalupe.
A. LE MIRACLE PERMANENT.

1. La Vierge Très sainte fait-elle des miracles? Les miracles sont l'œuvre de Dieu, mais plusieurs fois le Seigneur agit en répondant aux prières de sa Mère (Mère de Dieu), qui est notre principale médiatrice devant Lui. Dans ces cas, on parle des miracles de Marie.

2. Y a-t-il beaucoup de miracles de Marie? Tout au long de l'histoire, Notre Dame s'est dépensée pour ses enfants par des manifestations d'affection parfois courantes, parfois extraordinaires. Il y a eu des apparitions et des guérisons abondantes. Plusieurs d'entre elles minutieusement documentées. Celui de Guadaloupe est un miracle célèbre qui peut encore être vérifié actuellement.

3. Un résumé de ce qui s'est passé? Nous sommes le 12-12-1531, Hernán Cortés, qui avait dominé le Mexique dix ans auparavant, vit encore. Notre Dame apparut à l'Indien Juan Diego et l'instruit de parler à l'évêque parce qu'elle désirait qu'une église fût construite à cet endroit. L'évêque demanda à Juan Diego une preuve. Notre Dame se présenta de nouveau devant l'Indien et lui dit de porter à l'évêque quelques roses qui se trouvaient là (elles ne croissent pas à cette époque de l'année). Juan Diego étonné de les voir, en cueillit un tas, les prit dans sa cape ou tilma et se présenta devant l'évêque. Après avoir étendu la tilma, les roses tombèrent et la Vierge laissa son image gravée sur la cape.
À partir de ce moment, des milliers et milliers d'Aztèques furent bientôt baptisés.

4. Des miracles dans l'image de la Guadeloupe?

  • Ce type de tilmas confectionnées avec une fibre végétale a une durée maximum de 15 à 20 ans. Celle de Guadaloupe est conservée depuis plus de 400 ans, en dépit de plusieurs conditions adverses telles que le frottement continuel des gens (actuellement il est mieux protégé).
  • Le tissu de la cape est très grossier, mais l'image très détaillée. Les rayons infrarouges confirment qu'il n'y a pas d'impression, ni d'esquisses préalables, ni de coups de pinceau.
  • En 1936, le Dr. Richard Khun - futur prix Nobel de chimie - a analysé la peinture et a conclu que les pigments n'étaient pas d'origine végétale, ni animale, ni minérale, ni synthétique; et qu'ils ne correspondaient à aucun élément du tableau périodique.
5. Les miracles des yeux?
  • Dans l'image de Guadalupe, les yeux de Marie possèdent les trois effets de réfraction de l'image d'un œil vivant. Ces effets ont été découverts en physique optique plusieurs siècles après.
  • En agrandissant numériquement l'œil 2500 fois, treize personnes sont découvertes dans la pupille. En les comparant à des documents historiques, on distingue l'évêque Juan de Zumárraga devant qui Juan Diego a étendu sa cape. On conclut que dans la cape, l'image de la Vierge a été gravée en incluant ce que Marie voyait dans ses yeux avant qu'elle grave son image sur la tilma.
  • L’on voit ces figures dans les deux yeux et elles sont égales, sauf la légère différence due à la distance entre les deux points de vue. Il est étonnant que cette différence subtile ait été reflétée dans l'image.
6. Une conséquence.- Le miracle qui est observé dans l'agrandissement digital des yeux a seulement été découvert grâce aux moyens techniques du XXe siècle. Comme Dieu notre Seigneur ne fait pas de miracles par caprice, nous pouvons être sûrs que ce fait des yeux a été réalisé au XVIe siècle pour affermir la foi de ceux qui vivent à l'ère informatique.

B. LES APPARITIONS DE GUADALOUPE

On connaît suffisamment de détails des apparitions de la Vierge de Guadaloupe grâce à un document-le Nican Mopohua - écrit en 1556, peu de temps après les faits. Nous le résumons dans les lignes qui suivent, sans altérer son merveilleux langage.

Première apparition: samedi 9 décembre de 1531.
C'était très tôt le matin, déjà pointait l'aube. Un homme d'honneur Indien du nom de Juan Diego, pauvre mais digne (de 57 ans, veuf, baptisé il y a 3 à 5 ans), entend comme le chant de plusieurs charmants oiseaux. Il s'arrêta pour voir. Et aussitôt que le chant cesse, quand tout est calme, il entend alors qu'on l'appelle du haut de la petite colline, on le convoque:
- Mon petit Juan, mon petit Juan Diego.

Tout de suite, mais à ce moment, on l'encourage à aller là où on l'appelle. Et quand il arriva en sa présence adorable, il fut très surpris de la façon, surtout de la pondération, par laquelle sa majesté merveilleuse était mise en exergue: ses vêtements resplendissaient comme le soleil, c'est comme s'ils réverbéraient... Devant sa présence il s'agenouilla. Il écouta sa vénérable respiration, sa parole bien-aimée, infiniment agréable, bien qu'en même temps majestueuse, fascinante, comme un amour qui se livre totalement. Elle daigna lui dire:
- Écoute bien, mon petit fils, le plus petit, mon petit Juan: où te diriges-tu?
- Ma Dame, ma reine, ma petite fille, j'arriverai là-bas à ta maisonnette de Mexico. Je m'en vais à la suite des choses de Dieu que veulent bien nous donner, nous apprendre, ceux qui sont images du Seigneur, nos prêtres.

- Aie la bonté de t'informer, s'il te plaît mets dans ton cœur, mon fils le plus aimé, que je suis la Parfaite, la toujours Vierge, la Sainte-Marie, et j'ai le privilège d'être la Mère du Dieu Suprêmement Vrai, d'Ipalnemohuani, (Celui par qui on vit), de Teyocoyani (du Créateur des personnes), de Tloque Nahuaque (du Maître de l'être de tout ce qui existe et Celui qui comprend tout), d'Ilhuicahua Tlaltipaque (du Seigneur du Ciel et de la Terre). Je veux tellement, je brûle du désir de ce qu'ici, l'on ait la bonté de me construire mon petit temple... Parce qu'en vérité, je m'honore d'être mère compatissante de Vous tous... Pourvu que tu acceptes d'aller au palais de l'Évêque de Mexico, et que tu lui racontes comment je t'envoie, rien moins que comme ambassadeur pour que tu révèles quel désir grand et ardent j'ai de disposer ici d'une maison, dont mon temple soit érigé dans la plaine... Tu as déjà entendu, mon Fils que j'aime le plus, ma respiration, ma parole: pourvu que tu acceptes d'aller et que tu aies la bonté de mettre tout ton effort!
- Ma Dame, ma Petite fille, bien entendu que je m'en vais déjà mettre en œuvre ton souffle vénérable, ta parole bien-aimée. Pour l'instant je te quitte, moi, ton humble serviteur.

Rapidement, il descendit pour aller mettre en œuvre sa mission: Il prit la chaussée qui vient directement de Mexico. Et quand il fut arrivé à l'intérieur de la ville, il partit immédiatement et directement au palais de l'Évêque, Frère Juan de Zumárraga, lequel venait d'arriver très récemment. Tout de suite il lui annonce, lui raconte la parole merveilleuse de la Reine du Ciel, son message, et les choses admirables qu'il a vues et entendues. Et quand l'évêque eût écouté toutes ses paroles, son message, il ne leur accorda aucun crédit.

La deuxième apparition: le samedi dans l'après-midi.
Peu après, la nuit était déjà tombée, il revint ensuite directement au sommet de la petite colline, et là il eut la grande chance de retrouver la Reine du Ciel, là où il l'avait vue pour la première fois. Elle l'attendait avec bonté. Et à peine l'avait-il vue qu'il s'agenouilla en sa présence:
- Ma maîtresse, Ma Dame, Ma Reine, ma Fille la plus aimée, ma Petite Vierge, j'ai été là où Tu m'as envoyé comme messager, je suis allé accomplir ton souffle vénérable, ta parole aimable. Bien que très difficilement, je suis entré au lieu du Chef des Prêtres. Je l'ai vu, en sa présence j'ai exposé ton souffle vénérable, ta parole bien-aimée, comme tu as eu la bonté de me l'ordonner. Il m'a aimablement reçu et m'a écouté avec bonté, mais, par la manière dont je lui ai répondu, il ne l'estime pas certain. Il pense que peut-être c'est simplement mon invention, et que cela n'est peut-être pas venu de tes vénérables lèvres.
Voilà pourquoi je te prie beaucoup, ma Dame, ma Reine, ma Petite Vierge que, pourvu qu'à un des nobles illustres, qui est connu, respecté, honoré, tu lui accordes de connaître de ton désir vénérable, ta parole précieuse afin qu'elle soit crue. Parce que moi, en vérité, je ne vaux rien, je suis mecapal, je suis cacaxtle, je suis queue, je suis une aile, ma Petite Vierge, ma Fille la plus aimée, Dame, Reine. S'il te plaît, pardonne-moi: j'affligerai ton vénéré visage, ton cœur aimable. J'irai tomber dans ta juste colère, dans ta colère digne, Ma Dame, ma Maîtresse.

- Ecoute, mon fils le plus petit, aie l'assurance que mes domestiques, mes ambassadeurs messagers ne sont pas peu nombreux; mais il est plus indispensable que ce soit précisément toi qui négocie et fasse les démarches, que ce soit totalement par ton intervention que ma volonté se vérifie et que mon désir soit réalisé. Et je te prie instamment, mon petit fils gâté, et je t'ordonne rigoureusement, que demain tu ailles voir de nouveau l'Évêque. Et de ma part avertis-le, fais-lui comprendre très clairement ma volonté, mon désir afin qu'il le réalise et qu'il me fasse le temple que je lui demande.

- Ma Dame, Reine, ma Petite Vierge, pourvu que je n'afflige pas ton visage vénérable, ton cœur aimable; j'irai avec la plus grande joie, je mettrai certainement en œuvre ta vénérable respiration, ta parole aimable; en aucune façon je me permettrai de cesser de le faire, ni de considérer le chemin pénible... Je te prends congé maintenant, ma Fille la plus aimée, ma Petite Vierge, Ma Dame, Ma Reine. S'il te plaît, sois tranquille.

Au jour suivant, Dimanche, très tôt à l'aube, quand tout était encore très obscur, il sortit de sa maison là-bas. Et comme il était établi, à dix heures du matin, il avait entendu la Messe, elle s'était déroulée calmement, tous les gens s'étaient dispersés. Et lui, Juan Diego, s'est rendu tout de suite au palais de Monseigneur l'évêque. Et si tôt qu'il est arrivé, il a fait tout son possible pour avoir le privilège de le voir, et avec beaucoup de difficultés, de nouveau il a eu cet honneur. À ses pieds il se met à genoux, il pleure, devient triste, tandis qu'il dialogue et qu'il expose le souffle vénérable, la parole digne d'amour de la Reine du Ciel, pour voir si à la fin l'ambassade, la volonté de la Vierge Parfaite était crue.

Et Monseigneur l'évêque lui demanda beaucoup de choses, l'examina. Il raconta tout à Monseigneur l'évêque, avec tous les détails, mais ce dernier ne fut pas d'accord immédiatement, et il lui dit que quelque chose comme un signe était encore indispensable pour pouvoir croire que c'était précisément Elle, la Reine du Ciel, qui a daigné l'envoyer comme messager.

Et aussitôt qu'il l'entendit, Juan Diego dit respectueusement à l'Évêque: Monsieur le gouverneur, qu'il te soit accordé de voir quel sera le signe que tu as bien voulu lui demander, puisque je me mettrai tout de suite en route vers elle pour le demander à la Reine du Ciel, qui a daigné m'envoyer ici comme messager. Et quand l'Évêque vit que tout le confirmait, que depuis sa première réaction il hésitait à ne rien croire, ou doutait, juste après avoir pris congé de lui, il ordonna à quelques serviteurs de le suivre, afin de l'épier soigneusement et de voir où il allait, et qui il voyait ou à qui il parlait. Et il en fut ainsi. Mais ceux-ci le perdirent de vue. Et ils se concertèrent entre eux que s'il arrivait qu'il revienne, ils l'attraperaient et le puniraient durement pour qu'il ne puisse plus raconter des mensonges et troubler ainsi les gens.

Entre-temps Juan Diego était en présence de la Vierge Très sainte, et lui communiquait la réponse qu'il venait lui apporter de la part de Monseigneur l'évêque.
- C'est bien, mon Fils le plus aimé, demain à nouveau tu viendras ici pour que tu portes au Grand Prêtre la preuve, le signe qu'il te demande. Avec cela tout de suite il te croira, et déjà, à ce rapport, pour rien il ne se méfiera de toi ni de ne te soupçonnera. Et aie une pleine assurance, mon Fils préféré, que je te paierai ton attention, ton service, ta fatigue que par amour, tu m'as prodigués. Courage, mon petit garçon! Car demain j'attendrai ici avec un intérêt suprême.

Les fleurs; le lundi 11.
Mais au matin suivant, quand Juan Diego devrait lui porter son signe pour être cru, il n'est plus revenu, parce que quand un de ses oncles, du nom de Juan Bernardino est arrivé à sa maison, il tomba malade, il était à l'article de la mort, c'est pourquoi il passa la journée en cherchant des médecins. Au crépuscule, il pria instamment son oncle que, durant la nuit, avant l'aube, il lui permette d'aller à Tlaltelolco appeler un prêtre pour qu'il vînt et qu'il daignât le confesser parce qu'il était tout à fait sûr qu'il ne se lèverait plus, qu'il ne guérirait plus. Et le mardi, en pleine nuit, Juan Diego est sorti de sa maison, pour appeler le prêtre, là-bas à Tlatelolco.

Et quand il fut déjà arrivé à proximité de la petite colline Tepeyac devant laquelle il passait, il se dit: Je suivrai le chemin en face, de peur que la noble Dame ne me voie, parce que comme avant, Elle me fera l'honneur de m'arrêter afin que j'apporte le signe au Chef des Prêtres. Il fit rapidement le détour de la montagne par le flanc, monta de l'autre côté, pour arriver plus vite à Mexico, et afin que la Reine du Ciel ne le retarde pas. Il imaginait que, en faisant ce détour, il n'allait pas voir Celle dont l'amour fait qu'absolument et toujours Elle nous regarde.

Mais Elle vint en sortant à sa rencontre de l'autre côté de la montagne, lui ferma le passage, et daigna lui dire:
- Qu'y a-t-il, mon Fils le plus petit? Où vas-tu?
- Ma Petite Vierge, ma Fille la plus aimée, ma Reine, pourvu que tu sois contente. Comment t'es-tu réveillée? Es-tu en bonne santé?, ma Dame (Madame), ma Petite fille adorée? Je causerai de la peine à ton vénérable visage, à ton cœur aimable: S'il te plaît, tiens compte de mon oncle, ma Petite Vierge, car l'un de tes petits serviteurs est très gravement malade. Une grande maladie l'assaille, et il ne tardera pas à mourir. Je vais donc maintenant urgemment à ta maisonnette de Mexico, appeler quelqu'un de ceux qu'aiment Notre Seigneur, de nos prêtres, pour qu'il ait la bonté de le confesser, de le préparer. Puisqu'en vérité, nous sommes nés pour cela: nous sommes venus attendre le tribut de notre mort. Mais, bien que j'aille réaliser cela, à peine que j'aie fini, je reviendrai immédiatement ici pour aller porter ton vénérable souffle, ta parole aimable, ma Dame, ma Petite Vierge. S'il te plaît, aie la bonté de me pardonner, d'avoir de la patience envers moi. En aucune façon je te trompe à ce sujet, ma Fille la plus petite, ma Petite Princesse adorable, parce que la première chose que je ferai demain sera de revenir ici en toute hâte.

- S'il te plaît mon Fils que j'aime le plus, prête attention à cela, pourvu que cela reste très gravé dans ton cœur: ce n'est pas rien ce qui t'a effrayé et t'a affligé. S'il te plaît, ne crains pas cette maladie, ni d'aucune manière une autre maladie ou une douleur attristante. Ne suis-je pas ici, moi qui ai l'honneur d'être ta mère? N'es-tu pas sous mon ombre, sous ma protection? Ne suis-je pas la source de ta joie? N'es-tu pas dans mon giron, dans mes bras? S'il te plaît, que plus rien ne t'angoisse, ne te perturbe, pourvu que la maladie de ton oncle honorable ne t'angoisse pas, en aucune façon il mourra maintenant par elle. Je te donne la pleine assurance qu'il est déjà guéri. (Et tout de suite, exactement à ce moment, son oncle honorable fut guéri, comme il le sut par la suite).

Et Juan Diego, à peine avait-il entendu le souffle vénérable, la parole aimable de la Reine du Ciel, qu'il s'en consola beaucoup, et son cœur en resta satisfait. Et il La supplia instamment de bien vouloir l'envoyer immédiatement comme messager pour voir le gouverneur Évêque, pour lui apporter le signe, son attestation, afin qu'il le croie. Et la Reine du Ciel voulut lui ordonner immédiatement qu'il montât au sommet de la petite colline:
- Monte, mon Fils très cher, au dessus de la petite colline, où tu m'as vue et où je t'ai donné des ordres. Là tu verras que plusieurs fleurs sont plantées: Coupe-les, réunis-les, mets-les ensemble. Descends-les ensuite ici, devant moi apporte-les-moi.

Et tout de suite, Juan Diego monta sur la petite colline. Et après avoir atteint le sommet, il resta muet d'étonnement devant les fleurs merveilleuses, excellentes, variées, toutes étendues, couvertes de boutons éclatés, alors que ce n'était pas encore le temps des fleurs. En effet, à cette époque, les gelées sont très fortes. Leur parfum était intense, et la rosée de la nuit dont elles étaient couvertes était comme des perles précieuses. Tout de suite il se mit à les couper, après les avoir toutes rassemblées, il en remplit le creux de sa tilma. Et il est sûr que le sommet de la petite colline n'est nullement un lieu où des fleurs poussent, parce que ce qui s'y trouve en abondance ce sont des rochers escarpés, des chardons, une grande quantité d'épines. Et si quelques petites herbes y viennent à pousser, c'était au mois de décembre que la glace les dévore toutes, les détruit.

Ensuite, il descendit et apporta à la Reine du Ciel les nombreuses fleurs qu'il était allé couper, et Elle, après les avoir vues, eut l'affabilité de les prendre dans ses petites mains, et les replaça aimablement dans le creux de sa tilma. Elle voulut bien lui dire:
- Petit fils très cher, ces nombreuses fleurs sont la preuve, le signe que tu porteras à l'Évêque. De ma part, tu lui demanderas, s'il te plaît, de voir en ceci mon désir, ma volonté. Et toi ... tu es mon messager plénipotentiaire, puisque je mets en toi toute ma confiance. Tu lui raconteras de façon détaillée comment je t'ai ordonné que tu montasses sur la petite colline pour couper les fleurs, et tout ce que tu as vu et admiré. Et avec cela tu émouvras le cœur du Grand Prêtre pour qu'il intercède et que cela soit fait, qu'il soit érigé mon temple que j'ai demandé.

Et quand la Reine du Ciel voulut prendre congé de lui, il vint à prendre la chaussée, celui qui vient directement de Mexico, son cœur est heureux, débordant d'une joie, parce que cette fois tout ira bien, parce qu'il remplira bien sa mission. Il soigne extrêmement ce qu'il apporte dans le creux de sa tilma, de peur que quelque chose ne tombe. Il est extasié par le parfum des fleurs, si différentes et merveilleuses.

L'image; mardi 12.
Et une fois arrivé au palais épiscopal, le majordome sortit à sa rencontre ainsi que d'autres domestiques de Monseigneur l'Évêque. Et il leur pria instamment de lui dire qu'il désirait le voir; mais aucun n'accepta, ils ne voulaient pas lui faire cas, peut-être parce qu'il ne faisait pas encore jour, ou peut-être parce qu'ils le connaissent déjà, parce qu'il était seulement un dérangeur, et parce que leurs compagnons leur avait déjà parlé de lui, ceux-là même qui l'avaient perdu de vue quand ils avaient essayé de le suivre.

Il attendit très longtemps la réponse, et quand ils virent qu'il trainait longtemps à cet endroit, la tête baissée, sans faire rien, à voir s'il était appelé, ils remarquèrent que, apparemment, il portait quelque chose dans sa tilma, et ils s'approchèrent de lui pour voir ce qu'il transportait. Et quand Juan Diego vit qu'il était impossible de leur cacher ce qu'il portait, et qu'à cause de cela ils le dérangeraient, l'expulseraient en le poussant ou le maltraiteraient, il leur montra un peu que c'était des fleurs. Et en voyant qu'il s'agissait de plusieurs des fleurs très fines, alors que ce n'était pas la saison des fleurs, ils furent très étonnés, et en plus en voyant combien elles étaient fraîches, combien elles étaient épanouies, combien leur parfum était exquis, combien elles étaient magnifiques, ils désirèrent en prendre quelques-unes, pour les emporter. Pas une mais trois fois, ils osèrent les attraper, mais ils échouèrent, parce que quand ils essayaient de les prendre, ils ne voyaient plus des fleurs mais comme des peintures, comme des broderies ou des applications sur la tilma.

Suite à cela, ils allèrent respectueusement dire à Monseigneur l'évêque ce qu'ils avaient vu, et qui prétendait être le petit indien qui était déjà venu tant de fois. Et aussi tôt que Monseigneur l'évêque l'avait entendu, son cœur fut saisi de ce que c'était la preuve. Il voulut qu'il entrât immédiatement en sa demeure pour le voir. Et quand il fut entré, il se prosterna en sa présence, comme toute personne bien élevée. Et dans un nouveau récit, et avec tout le respect, il raconta tout de celle qu'il avait vue et admirée, ainsi que son message

- Mon Seigneur, Gouverneur, j'ai déjà fait, j'ai déjà accompli ce que tu as bien voulu m'ordonner, et ainsi j'ai eu l'honneur d'aller communiquer à la Dame, ma Maîtresse, la Reine du Ciel, la Mère merveilleuse et vénérable de Dieu, que tu demandais respectueusement un signe pour me croire, et pour lui construire son petit temple, là où elle a la bonté de te demander que tu l'élèves. Et voilà qu'elle a pourvu joyeusement à ta demande avec quelque chose en guise de preuve, comme un signe. Et aujourd'hui, alors qu'il faisait encore nuit, Elle a voulu m'envoyer au sommet de la petite colline, où auparavant, j'avais eu l'honneur de la voir, pour que j'allasse couper des fleurs différentes et magnifiques. Et ensuite, j'ai eu le privilège, après les avoir coupées, de les lui apporter en bas. Et voilà qu'Elle a daigné les prendre dans ses petites mains, avant de les remettre ensuite au creux de ma tilma, pour que j'eusse l'honneur de te les apporter et seulement les remettre à toi.

Malgré le fait que je savais très bien que le sommet de la petite colline n'est pas un lieu où des fleurs poussent, puisque seuls y abondent les rochers escarpés, les chardons, les épines, je n'ai pas douté à cause de cela, je n'ai pas vacillé à cause de cela. Quand j'ai atteint le sommet de la petite montagne, je suis resté saisi: j'étais dans le paradis! Là étaient réunies toutes les fleurs magnifiques que l'on peut imaginer, de qualité suprême, couvertes de rosée, resplendissantes, de sorte que moi - sous l'émotion -je me suis mis tout de suite à les couper. Et Elle a daigné m'accorder l'honneur de venir à toi les livrer, c'est ce que maintenant je fais pour que tu veuilles bien considérer en celles-ci le signe que tu demandais. Et pour que reste évidente la vérité de ma parole, de mon ambassade: les voici, fais-moi l'honneur de les recevoir!

Et en ce moment, il déploya sa tilma blanche, dans le creux de laquelle, il portait débout les fleurs. Et ainsi, tandis que les différentes fleurs magnifiques se répandaient, et au même instant, la vénérable image de la toujours la Vierge Marie, la Mère de Dieu est apparue à l'improviste, telle que nous avons le bonheur de la conserver maintenant, gardée là dans ce qui est son foyer préféré, son temple du Tepeyac que nous appelons Guadaloupe.

Et si tôt que Monseigneur l'Évêque la vit, ainsi que tous ceux qui étaient là, ils s'agenouillèrent stupéfaits et très étonnés, profondément émus, le cœur et la pensée déconcertés. Et Monseigneur l'Évêque, avec des larmes de repentir, la pria et la supplia de lui pardonner de ne pas avoir immédiatement exécuté sa volonté sainte, son souffle vénérable, sa parole aimable. Et s'étant relevé, il détacha du cou le vêtement, la cape de Juan Diego, sur laquelle la Dame du Ciel est gravée, et de suite, très respectueusement, il la porta et la plaça dans son oratoire.

Juan Diego passa un jour entier dans la maison de l'Évêque, ce dernier dût bien le retenir. Et au jour suivant, il lui dit: -: Allons! Montres-nous où, selon la volonté de la Reine du Ciel, sera érigé son petit temple. Immédiatement des gens furent conviés pour le faire, pour le construire.

Apparition à l'oncle
Et Juan Diego, dès qu'il eut montré l'endroit où la Dame du Ciel avait daigné lui ordonner que son petit temple fût érigé, leur prit tout de suite congé. Il voulait toujours aller chez lui pour voir son oncle honorable Juan Bernardino, qui était dans le lit très gravement malade, quand il l'avait quitté et était venu pour appeler un prêtre. On ne le laissa pas aller seul, mais on l'escorta jusqu'à sa demeure. Et à leur arrivée, ils virent son oncle vénérable qui était très content, il n'était plus malade. Et il était très surpris de voir son neveu accompagné d'une telle escorte et couvert de tant d'honneur. Et il en demanda son neveu la cause et pourquoi il était si honoré.

Et celui-ci de lui dire comment quand il est sorti pour appeler le prêtre pour qu'il le confessât et le préparât, là-bas dans le Tepeyac, la Dame du Ciel lui est apparue avec bonté, et lui a ordonné comme son messager de voir Monseigneur l'évêque pour qu'il voulut bien lui construire une maison dans le Tepeyac, et Elle eut la bonté de lui dire que son oncle n'était plus affligé et qu'il se trouvait déjà bien, ce qui provoqua en lui une totale tranquillité.

Et son oncle vénérable lui dit que c'était vrai, que précisément à ce moment Elle a daigné le soigner. Et qu'il l'avait vue exactement dans la forme par laquelle qu'Elle il avait voulu apparaître à son neveu. Et Elle lui avait dit comment Elle avait aussi daigné l'envoyer à Mexico pour voir l'Évêque. Et que, quand il le verra, qu'il veuille lui révéler, l'informer avec tous les détails de ce qu'il avait vu, et comment de façon merveilleuse, Elle avait daigné le guérir, et qu'Elle consentait à solliciter comme une faveur que sa précieuse image soit précisément appelée, et connue toujours comme celle de Marie Sainte Vierge de Guadaloupe.

Et l'Évêque reçut dans sa maison les deux hommes, l'oncle et son neveu, quelques jours, durant tout le temps pendant lequel fut érigé le petit temple de la Dame Souveraine. Et Monseigneur l'Évêque déplaça à la plus grande Église la magnifique et vénérable image de la Petite fille merveilleuse du Ciel, pour que tous les gens pussent voir son image prodigieuse. Toute la ville, se mit de manière absolue, en mouvement devant l'opportunité de voir et d'admirer son image aimable et charmante. Ils venaient reconnaître son caractère divin, à avoir l'honneur de lui présenter leurs supplications, et tous admirait beaucoup la forme si manifestement divine qu'Elle avait choisie pour leur faire la grâce d'apparaître, de sorte que c'est un fait qu'aucune personne en ce monde n'a eu le privilège de peindre ce qui est essentiel à son image aimable et merveilleuse.

id

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